Découvrir les chansons et les chants religieux de Noël

La fête de la Nativité, attendue avec impatience par toutes les familles, est associée à un ensemble de traditions et de chants. Ces derniers sont l’héritage d’une transmission orale de génération en génération, de village en village. Leur origine est avant tout religieuse, alors que Noël prend un aspect toujours plus commercial. Il s’avère que plusieurs chants profanes, tels que « Mon beau sapin », sont en réalité inspirés de chants religieux. Quelle que soit l’époque, les chants demeurent le plus bel instrument de transmission d’un esprit, d’un message et de coutumes.

Chansons de Noël

Des chants aux racines évangéliques et intemporelles

Dans les passages bibliques relatifs à la nativité, ce sont les anges qui accueillent en premier le Christ par leurs chants. Très rapidement, les hommes ont commencé à chanter pour fêter la bonne nouvelle, alimentant ainsi une culture populaire principalement basée sur des airs repris en famille. Ainsi, il était coutumier de se rassembler en formant une rond pour danser et chanter dans l’attente de l’arrivée du Messie. Si la nativité joue ici un rôle central, ce thème est associé à la beauté de la nature et aux joies hivernales procurées par la terre natale. Si les premiers chants sont apparus en Europe vers le milieu du XVIème siècle, c’est le XVII et le XIXème siècles qui ont vu perdurer un plus grand nombre de chants. L’alphabétisation progressive et l’amélioration des moyens de communication ont pu améliorer la préservation des chants séculaires de Noël.

Un apport religieux incontournable à la culture populaire

Ainsi, au fil des siècles se sont accumulés les cantiques pour donner un répertoire complet de chants catholiques, repris au son des grandes orgues chaque hiver. Une grande partie des « noëls » (appellation initiale des chants de Noël) est en réalité composée de cantiques, tels que « Douce Nuit », « il est né le divin Enfant », « entre le boeuf et l’âne gris », « Peuple fidèle », ou encore « les anges dans nos campagnes ». Ces chants d’abord interprétés en latin ont été repris avec un apport du patois local dans chaque région. Ainsi, les paroles ont pu être modifiées de génération en génération, tout en gardant leur message initial. Celui-ci mêle allégresse et mystère autour d’un évènement fédérateur et festif. Bien qu’étant aujourd’hui relativisé, l’apport religieux est donc indéniable, même si les chants sont repris sans que l’on relève leur caractère religieux.

Des traditions ancrées dans la culture européenne

Si beaucoup de chants chrétiens sont encore interprétés en France, il en va de même dans de nombreux pays européens, tels que la Russie, où les enfants vont de maison en maison en entonnant les kalyadi, en Roumanie, où les Colinde sont repris en choeur, ainsi qu’en Italie, terre des Canti Natalizi. L’Autriche a vu naître par ailleurs le célèbre chant Douce Nuit (Stille Nacht), composé en 1818 dans un village proche de Salzbourg. Il s’agit d’un morceau composé à quelques heures seulement de la messe de minuit, avant d’être repris chaque année par les fidèles de la paroisse. Il est intéressant de remarquer que l’usage diffus des chants pour marquer le temps de la Nativité constitue une tradition qui transcende les branches de la chrétienté, dans la mesure où il existe aussi bien chez les orthodoxes que chez les catholiques et les protestants. Enfin, les « noëls » font partie des rares chants connus par absolument toutes les générations.

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